En bref
Le champ G.1 du certificat d’immatriculation porte le poids à vide national du véhicule, en kilogrammes. Le champ G, juste à côté, porte la masse en ordre de marche, et c’est lui que l’administration retient pour le malus au poids, qui démarre à 1 500 kg en 2026. Aucune des deux cases ne dit ce que pèse le véhicule chargé : la charge utile réelle se mesure sur une bascule.
Le g1 de la carte grise est une masse, exprimée en kilogrammes. Le piège tient à sa voisine : ce n’est pas la case G.1 que l’administration taxe, c’est la case G. Laquelle avez-vous relevée ?
Ce que porte le champ G.1
Le champ G.1 indique le poids à vide national du véhicule, c’est-à-dire sa masse de référence sans chargement, telle qu’elle a été déclarée à l’immatriculation.
C’est une valeur fixe, inscrite une fois pour toutes. Elle ne tient pas compte des options montées après coup, d’un attelage ajouté, d’un aménagement de van ou de ce que contiennent les coffres.
Elle sert surtout de point de comparaison : pour situer un véhicule dans sa gamme, remplir certains formulaires, ou vérifier la cohérence d’un certificat de conformité.
G et G.1 : deux cases, deux conventions
Le champ G porte la masse du véhicule en service, dite masse en ordre de marche. Elle intègre une convention de chargement minimal, qui varie selon la définition retenue.
La vidéo retenue plus bas en donne un exemple sur un camping-car : la notice du constructeur y inclut un conducteur de 75 kg, le plein de carburant et une partie de la réserve d’eau. Un autre modèle, une autre définition.
| Case | Ce qu’elle porte | À quoi elle sert |
|---|---|---|
| G.1 | Le poids à vide national | Référence du modèle, comparaison, formulaires |
| G | La masse en ordre de marche, avec carrosserie et dispositif d’attelage | Base du malus au poids, point de départ de la charge utile |
| F.1 | La masse en charge maximale techniquement admissible | Limite fixée par le constructeur |
| F.2 | La masse en charge maximale admissible en service | Limite légale sur route, et seuil du permis |
| F.3 | La masse maximale de l’ensemble, remorque comprise | Limite quand le véhicule tracte |
La lecture utile consiste à rapprocher trois cases, G, F.2 et F.3, plutôt qu’à s’arrêter sur le G.1.
Le malus au poids regarde la case G
La taxe sur la masse en ordre de marche, appelée malus au poids, porte sur la masse inscrite en case G du certificat, selon la fiche officielle du service public citée en Sources.
En 2026, elle s’applique à partir de 1 500 kg, avec un tarif marginal par kilogramme qui augmente par tranches : 10 € jusqu’à 1 699 kg, 15 € jusqu’à 1 799 kg, 20 € jusqu’à 1 899 kg, 25 € jusqu’à 1 999 kg, 30 € au-delà.
Calculer un malus au poids à partir du G.1 fausse le résultat : c’est la masse en ordre de marche, plus élevée, qui est retenue. Les véhicules électriques et à hydrogène sont exonérés, les hybrides bénéficient d’une déduction de masse selon leur type, et les familles d’au moins trois enfants d’une réduction. Le cumul avec le malus CO2 est plafonné à 80 000 €.
Ce plafond commun s’applique avec le malus CO2 du champ V.7, qui se calcule sur une autre case et s’ajoute au premier. Pour un montant précis, le simulateur public applique les tranches sans erreur.
Calculer sa charge utile, et pourquoi le papier ment un peu
La charge utile théorique se lit en soustrayant la masse en ordre de marche, case G, de la masse maximale admissible en service, case F.2.
Ce chiffre est une borne haute. Les options d’usine, un auvent, un porte-vélos, une batterie supplémentaire ou un attelage monté après l’immatriculation pèsent déjà avant le premier bagage.
Viennent ensuite les passagers au-delà du conducteur compté, l’eau, le gaz, la nourriture, les vélos. Sur un camping-car, la marge fond très vite.
Le camping-cariste de la vidéo montre ce calcul sur plusieurs modèles, et la différence entre ce que la notice annonce et ce qui reste une fois tout compté.
Peser pour de vrai
La seule façon de connaître le poids réel est de passer sur une bascule, publique ou d’entreprise. La mesure se fait en conditions de départ.
- charger le véhicule comme pour partir, passagers compris ;
- faire le plein de carburant et remplir les réservoirs habituels ;
- peser l’ensemble, puis chaque essieu si la bascule le permet ;
- comparer au F.2 pour le total, et aux masses par essieu indiquées au certificat de conformité.
La pesée par essieu révèle souvent un déséquilibre que le poids total masque : un essieu arrière surchargé alors que le total reste sous la limite.
Ce que risque un véhicule en surcharge
Un véhicule qui dépasse sa masse maximale admissible en service roule en infraction, avec ce que cela implique au contrôle routier et en cas de sinistre, où l’assureur examine les conditions de circulation.
La surcharge dégrade aussi le freinage, la tenue de route et l’usure des pneumatiques, bien avant d’être visible.
Le seuil de 3,5 tonnes, qui détermine le permis nécessaire, se lit sur le F.2 : c’est la masse autorisée qui compte, pas le poids du jour.
Les autres cases à ne pas confondre
Les masses se lisent dans les rubriques F et G. L’identification du modèle, elle, se trouve ailleurs, et notamment dans le code du champ D.2, que l’on confond parfois avec une fiche technique.
Ce qu’il faut relever avant de charger
Notez le G, le G.1, le F.2 et le F.3, calculez la marge entre G et F.2, puis passez sur une bascule chargé comme pour partir. Pour un achat, vérifiez la case G : c’est elle qui fixe le malus au poids.
Sources
- Service-public.gouv.fr, « Taxe sur la masse en ordre de marche des véhicules de tourisme (malus masse) », fiche F35950, page vérifiée le 1er mars 2026
- Pages professionnelles de prestataires d’immatriculation, relevées le 23 septembre 2026, pour la définition des champs G, G.1 et F
